Une approche globale
Lionel LORIS, architecte anime depuis plusieurs années une agence de création architecturale ARCIMBOLDO.
De part sa formation éclectique, Lionel LORIS, s'est depuis toujours intéressé à toutes les échelles du projet: le design de mobilier,
l'architecture intérieure, la scénographie, l'architecture et l'aménagement urbain.
Sa pratique professionnelle l'a conduit a mené tout type de projets, depuis des missions de restructuration de bâtiments importants jusqu' à des missions conseils pour les
professionnels de la construction ainsi que pour les particuliers.
Le développement durable, la qualité environnementale ont toujours été au coeur de sa démarche ainsi que la qualité d'usage.
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Le développement durable
Le développement durable peut se définir ainsi : un mode de développement qui satisfait les besoins des populations d'aujourd'hui, sans compromettre la satisfaction des besoins des générations futures. Il recouvre des préoccupations sociales, économiques et environnementales.
Chaque bâtiment prend sa part, plus ou moins grande, de prélèvement de ressources, d'émission de polluant, de production de nuisance. L'enjeu dépasse alors le cadre restrictif de l'opération spécifique. Par effet cumulatif, les impacts globaux sont la somme des impacts spécifiques de chaque bâtiment.
Chaque maître d'ouvrage prend sa part de responsabiité dans la qualité du patrimoine bâti que nous lèguerons aux générations futures. Il peut légitimement souhaiter adopter, à l'occasion d'un projet de bâtiment, une démarche citoyenne consistant à prendre en compte un certain nombre de préoccupations collectives, comme :
• protéger l'environnement, à l'échelle du site comme à celle de la planète• limiter les prélèvements de ressources épuisables
• laisser aux générations futures une planète viable
• ne pas se désintéresser des conditions économiques et sociales de production du bâtiment et des matériaux qui le constituent.
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Les futures usagers du batiment
La préoccupation de la qualité de vie des futures usagers se situe dans la continuité de la notion de qualité d'usage des bâtiments, et prend, avec la démarche environnementalle, une dimension nouvelle. A travers les préoccupations de confort (thermique, visuel, accoustique, qualité de l'air), c'est la qualité des ambiances qui est visée. C'est d'ailleurs une caractéristique de l'approche française que de traiter les impacts sur l'environnement intérieure au même titre que ceux sur l'environnement extérieur. De la même manière, à travers les préoccupations d'éco-gestion (énergie, eau, entretien) la démarche environnementale pèse sur le niveau de charges supportées par les occupants.Mais la préoccupation vraiment nouvelle est celle de la santé, avec une prise en compte des risques de santé des occupants (qualité de l'air, qualité de l'eau, matériaux). Ceci est à rapprocher de la prise de conscience dans d'autres domaine (pollution urbaine, qualité de l'alimentation), ou même dans le secteur de l'industrie et de la construction (amiante).
Un maître d'ouvrage conscient de sa responsabilité sur les modifications durable que l'implantation de son bâtiment impose à un état préexistant, peut souhaiter aller plus loin que les habituelles règles d'urbanisme sur les notions de droit des riverains (à la vue, à la lumière, au soleil, au calme).
La première contrainte du maître d'ouvrage est budgétaire. C'est une contrainte d'investissement, qui se traduit par l'établissement d'un coût d'objectif englobant les études et la réalisation du bâtiment, et qui fonde le souci permanent de maintenir le coût de l'opération dans cette enveloppe. Mais une contrainte économique pèse également et de plus en plus, sur les coûts différés qu'il faudra assumer chaque année de la vie d'une construction : consommations diverses (énergie, eau), nettoyage et petit entretien, contrats d'entretien, ravalement, remplacement des ouvrages et équipements en fin de vie ... Le critère économique s'exprime donc par une pondération, spécifique à chaque maître d'ouvrage entre coût d'investissement initial et coûts différés. La qualité environnementale induit des surcoûts d'investissement, parfois des sous-coûts et toujours des gains appréciables en coût d'exploitation.
La démarche environnementale permet une approche multicritère sur toute la durée du cycle de vie d'une construction, qui permet de comparer un bâtiment environnementalement couteux mais durable avec un bâtiment éphémère mais environnementalement économe : par exemple, des aménagements intérieurs moins durables mais plus économes du point de vue de l'environnement.
La qualité environnementale n'induit pas automatiquement un style d'architecture. Par contre, si l'on ne peut pas parler d'architecture environnementale, on peut sans doute parler d'une éthique architecturale de la qualité environnementale. un respect du site quant à l'implantation, la volumétrie ainsi que le traitement des espaces et des ambiances, une acceptation du fait que l'architecture résulte du dialogue entre différentes préoccupations, parmi lesquelles la qualité environnementale a toute sa place.
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